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lundi 8 août 2011

Visite guidée sur les traces de Nougaro

Il est l'une des personnalités qui représente le mieux la région. De la chanson éponyme de la Ville rose à l'évocation de la Méditerranée, Claude Nougaro continue de susciter l'émotion, sept ans après sa mort. Sachant tout l'intérêt qu'il suscite, l'office de tourisme de Toulouse a mis en place, depuis 2008, des visites guidées «sur les pas de Nougaro».

Toulouse sous un angle différent

Au départ de la place Arnaud-Bernard, les visiteurs peuvent apercevoir la maison dans laquelle le chanteur a passé les premières années de son enfance. De la basilique Saint-Sernin, lieu de son baptême, au 112 quai de Tounis, où il a composé l'une de ses dernières chansons, les lieux sont chargés d'histoire et de symboles. En faisant un détour par l'église du Taur, on découvre une tête de taureau sculptée. Représentative du nom de l'église, elle est intégrée dans la visite car elle rappelle le surnom de Nougaro, repris dans une de ces chansons :«le petit taureau». Ainsi dénommé par un de ses amis, il évoque son physique trappu et viril, et son jeu de scène caractéristique. Les intéressés sont autant des touristes que des Toulousains qui souhaitent en apprendre davantage sur leur ville. Céline Laurière, une des deux guides de la visite, raconte. «Nougaro a réussi a rassemblé des gens très divers. Le public est souvent ému devant les lieux où il a vécu. Quand nous nous arrêtons sous le Pont-Neuf, devant la plaque où sont gravées les paroles de la chanson «C'est une Garonne», quelques personnes se mettent parfois à chanter, alors nous reprenons les paroles en chœur».
Ces promenades de deux heures à travers la ville sont ouvertes à tout type de public, des plus jeunes aux plus âgés. Les visites ont lieu toute l'année, y compris en-dehors des horaires déjà programmés, si au moins deux personnes en font la demande. Des associations locales aux amateurs nostalgiques, chacun appréciera la balade.

Où se rendre?

Les inscriptions se font auprès de l'office de tourisme de Toulouse, au 08 92 180 180. Rendez-vous le mardi 9 août à 15 heures sur la place Arnaud-Bernard, devant la pharmacie.
Pour y aller en métro, prendre la ligne B et s'arrêter à la station Compans-Caffarelli. En bus, utiliser les lignes 1 ou 63, et descendre à l'arrêt du même nom.
Tarif: 7,50€, et 6€ à tarif réduit.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/08/07/1142361-visite-guidee-sur-les-traces-de-nougaro.html

dimanche 7 août 2011

La ferme abbatiale a bravé les éléments

Une ancienne ferme de l'abbaye de Prémontré perdue au milieu des champs : le domaine de Ribeaufontaine a affronté le feu et le vent mais s'est toujours relevé.

UN pigeonnier marque l'entrée de la ferme fortifiée. Le domaine de Ribeaufontaine, à Dorengt, est une divine surprise plantée au milieu de nulle part. Le domaine fut une ferme de l'abbaye de Prémontré. On peut donc supposer que la date de son implantation coïncide peu ou prou avec celle de l'abbaye, fondée en 1120, au cœur de la forêt de Saint-Gobain et la grange de 70 m qui occupe tout un pan du domaine fut sans doute une grange dîmière (bâtiment qui avait pour fonction de servir à entreposer la collecte de la dîme, impôt de l'ancien régime en faveur de l'Eglise catholique).
La ferme fut détruite par un incendie en 1731 mais réédifiée entre 1740 et 1780, période d'où elle tient sa cour carrée. « La reconstruction a débuté par la grange. Elle s'est achevée par le pigeonnier porche qui porte les armes de l'abbé L'Ecuy, dernier abbé général de l'abbaye de Prémontré », raconte Régine Vanhoutte, la maîtresse de maison.

Tornade du 14 juillet 2010

La demeure est à peine achevée qu'arrive la Révolution française. Elle est alors vendue comme bien national le 4 mai 1791. Son montant est estimé à 53.152 livres.
Le domaine va ensuite traverser les époques jusqu'à ce que, après la Seconde Guerre mondiale, le grand-père de Ludovic Vanhoutte s'en porte acquéreur.
Le 14 juillet 2010, il affronte une nouvelle colère des éléments. La tornade qui accompagne ce jour-là un violent orage a raison, en un quart d'heure, d'une partie des bâtiments. L'un d'eux a déjà été reconstruit.
L'accueil est une seconde nature dans cette famille puisque le gîte existe depuis 1968. Les chambres d'hôtes sont venues bien plus tard, sous l'impulsion de Régine et Ludovic Vanhoutte qui exploitent aujourd'hui la ferme. Amoureuse de la demeure qui a vu grandir son époux, « une maison où il y a toujours eu du monde », Régine Vanhoutte a été jusqu'à quitter son ancien métier d'enseignante pour se consacrer à l'accueil des hôtes mais aussi des chevaux à la pension équestre.
« C'est un projet et une philosophie de vie », insiste la jeune femme qui a mis tout son cœur à la transformation et à l'aménagement des chambres d'hôtes : La bêtise de Schum avec son drôle de lit rond, Le grenier de Martha et la suite familiale avec Papy Alain pour les enfants et Mabéjoda pour les parents. Ici une ancienne porte de grille sert de tête de lit, là des moules à maroilles font office d'étagère : Régine Vanhoutte a déployé des trésors d'imagination pour la décoration. Et elle se fait un plaisir de raconter l'histoire de leurs drôles de noms tandis que Ludovic Vanhoutte aime à présenter son élevage de moutons et ses cultures.
Et si vous veniez faire un tour sur son tracteur ?
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/la-ferme-abbatiale-a-brave-les-elements

jeudi 4 août 2011

La basilique Sainte-Clotilde / Une remarquable histoire

REIMS (Marne). Construite pour le 14e centenaire du baptême de Clovis, la basilique Sainte-Clotilde est remarquable. Visite guidée jusqu'à la crypte tous les dimanches.

EN 1896, l'archevêque de Reims, le cardinal Langénieux, décide la construction d'une basilique dédiée à Sainte-Clotilde pour la célébration du quatorzième centenaire du baptême de Clovis. Le but était également de moraliser un quartier où l'on trouvait essentiellement des tanneurs et teintureries.
Le cardinal décide aussi de faire de cette basilique le reliquaire des saints de France et pour ce faire, il sollicite tous les diocèses. Ces derniers font dons des reliques des saints ayant marqué l'histoire de la France, qui seront déposées dans la crypte aménagée sous la chapelle dédiée à la Vierge.
Le cardinal confie donc à l'architecte Alphonse Gosset qui admirait les églises byzantines, la construction de cet édifice qui s'en inspire fortement. L'église est en forme de croix grecque, avec une coupole au centre, entourée de quatre demi-coupoles.
La chapelle de la Vierge, ainsi que les nombreuses statues représentants Urbain II, Sainte-Anne ou encore Saint-Louis, sont absolument remarquables.

Reliques

Mais le principal attrait de cet édifice reste la crypte reliquaire. C'est la seule partie véritablement terminée de la basilique, qui lui a d'ailleurs valu son titre. Les reliquaires qui ornent la crypte peuvent être répartis en quatre grandes catégories : la première reprend l'image du saint ; la seconde est plus proche du bâtiment qui pouvait abriter le saint (tels que des églises, bâtiments religieux ou encore clochers) ; la troisième est symbolisée par des petits anges, illustrant le principe de l'élévation du saint ; enfin la dernière reprend l'ostensoir qui sert à présenter l'hostie (par exemple une croix dans laquelle on va enchâsser la relique). En tout, ce sont cent vingt reliquaires, renfermant plus de deux mille reliques, qui sont exposées à ce jour dans la crypte.
Les visites se font tous les dimanches d'août de 15 à 17 heures, le dimanche des journées du patrimoine de 14 à 18 heures et aussi pour les groupes sur rendez-vous (demander à l'accueil).
Mail :
reliquaireclotilde51@orange.fr ; tél : 03.26.85.56.61.

http://www.lunion.presse.fr/article/culture-et-loisirs/la-basilique-sainte-clotilde-une-remarquable-histoire

samedi 23 juillet 2011

Escapade romantique chez les Demoiselles de Courcelles

L'architecture du château de Courcelles est du style Louis XIV le plus pur. Cette demeure qui a rayonné depuis le Siècle des Lumières invite à la flânerie et à la rêverie.

UNE élégante demeure en pierres posée dans un parc, comme dans un écrin : le château de Courcelles est un petit joyau. Construit dans les années 1690-1694, à la fin du règne du Roi Soleil, il est du style Louis XIV le plus pur. Son bâtisseur et fondateur du domaine, le baron Jacques de La Grange meurt en 1715, la même année que ce roi dont il était l'intendant et qui a laissé Versailles à la France.
Le fils du baron le revend à Martin Bouron, notaire royal à Paris. A sa mort, en 1743, Marguerite Tournay, sa fille en hérite. Elle a un fils, Louis-Claude et deux filles, Angélique et Sophie, qui resteront dans l'Histoire comme « les Demoiselles de Courcelles ».
Elles étaient, paraît-il, « charmantes et dotées d'un esprit bien cultivé ». Elles attirèrent au château des hommes de lettres et de pensée comme l'écrivain alors en vogue, Crébillon fils ou encore Jean-Jacques Rousseau.
Au XIXe siècle, les Dumas fréquentèrent également les lieux.

Un trésor dans la remise

Occupé par les Allemands durant la Première Guerre mondiale, le château fut relativement épargné mais le plancher du salon de musique partit alors en fumée, tant l'occupant, transi de froid, cherchait du bois pour se réchauffer. Le parquet original de style «Versailles Grand Salon», en bois de chêne, fut préservé et fait partie des éléments de décor originaux du château tout comme les grisailles, ces peintures en bois qui ornent le petit salon. « Elles ont été découvertes par hasard au fin fond d'une remise », raconte Frédéric Nouhaud, directeur de l'établissement et sont aujourd'hui l'une des pièces maîtresses de la demeure.
A la fin de la Seconde Guerre mondiale, M. Borjean achète le château. Il est le père de l'actrice Geneviève Page dont Christian Dior est le parrain. Le couturier organise alors des fêtes somptueuses au domaine. Puis, c'est l'écrivain Charles Oulmont qui en devient le propriétaire. Cocteau, qui séjourna au château le considérait comme l'un des « plus distingué des dramaturges ».
Depuis 1989, le château de Courcelles est un hôtel doté d'un restaurant gastronomique. Il fait bon flâner et laisser rêveusement s'écouler le temps dans le salon des Grisailles, le boudoir ou la bibliothèque, s'attarder autour de la table dans le jardin d'hiver, faire le tour de l'imposante pièce d'eau, de 300 m de long et bordée de platanes ou savourer simplement le calme et la vue sur le parc ou la forêt depuis l'une des dix-huit délicieuses chambres. Autant de bonnes raisons de savourer la douceur de vivre.

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/hebergements-dexception-escapade-romantique-chez-les-demoiselles-de-courcelles

mardi 19 juillet 2011

Hébergements d'exception / Le Clos Chérêt a traversé quatre guerres

Depuis un quart de siècle, Michel et Monique Simonnot accueillent leurs hôtes au Clos Chérêt, une demeure du XVIIe, le plus grand des vendangeoirs du Laonnois.

HENRI IV y aurait fait halte au cours du siège de Laon qui vit s'affronter Français et Espagnols, durant de longues années, lors de l'un des nombreux épisodes des Guerres de religion. Si l'absence de certitudes règne autour du séjour royal, il est établi, en revanche, que l'empereur Guillaume II d'Allemagne s'y arrêta pendant la Grande Guerre. Le Clos Chérêt était alors occupé par l'état-major allemand dont les troupes s'étaient installées dans la vallée de l'Ailette.
La demeure, plus grand vendangeoir du Laonnois, appartient à la même famille depuis trois siècles. Souvent transmise à des femmes, par le biais des successions, elle a traversé sans trop d'ambages, quatre guerres : 1848, 1870 et les deux Guerres mondiales du XXe siècle.

Sauver le patrimoine

Michel Simonnot, agriculteur à la retraite et son épouse Monique l'ont reprise il y a un quart de siècle et ont été parmi les premiers à opérer une reconversion vers le tourisme. « A l'époque, l'idée était d'aider les gens qui avaient un patrimoine à le sauver. Les revenus de la ferme périclitaient et tout était à refaire », se souvient le couple. Ils y ont aménagé quatre chambres, dont une suite familiale, et un gîte.
Amoureux de leur demeure et de leur région Michel et Monique Simonnot aiment à parler de ces vendangeoirs qui émaillent le Laonnois. Résidences de campagne des riches notables de la Montagne couronnée, on y fabriquait alors le vin de Laon, celui du sacre des rois de France, couronnés alors en la cathédrale de Reims.
Michel Simonnot ravit également ses hôtes avec les souvenirs de sa famille. Comme l'histoire de cette tante qui, en 1914, a refusé d'évacuer la maison à l'arrivée des Allemands. Reléguée par les occupants au grenier, elle y vécut avec sa gouvernante luxembourgeoise qui avait, entre autres, la précieuse qualité de parler la langue de Goethe. Sa compréhension des conversations de l'envahisseur permit à plusieurs villageois d'être sauvés des représailles de l'ennemi.
La tante de Michel Simonnot poussa son dernier soupir dans sa demeure, en 1917. Emballée dans un linceul, elle fut enterrée sur place. Bien des années plus tard, sa dépouille qui portait les trames du tissu et son alliance furent découverts par son neveu.
Depuis 25 ans, pièce après pièce, Monique et Michel Simonnot ont redonné vie à ce beau vendangeoir dont la façade s'étale sur quelque 120 m mais aussi au magnifique parc qui l'entoure. « Notre idée était de garder l''âme et le charme de la maison. Elle n'a jamais été un château, elle était une maison de travail, de villégiature. » Elle est désormais une maison d'accueil.

Elisabeth EHRMANNwww.lecloscheret.com/
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/hebergements-dexception-le-clos-cheret-a-traverse-quatre-guerres

samedi 16 juillet 2011

Une maison jardin au cœur de la ville

Une grande demeure en peu en retrait de la route. C'est là que Véronique et Vincent Lequeux ont ouvert La Toque Blanche, à Chauny, voilà déjà plus de 20 ans.

COMME quasiment toute la ville de Chauny, la demeure qui, autrefois s'élevait là où se trouve aujourd'hui La Toque Blanche, a été détruite. Après la guerre, une maison de famille est reconstruite sur les ruines de la précédente. Au 24, de l'avenue Victor-Hugo, les travaux commencent en 1920.
Alors que la région chaunoise est encore celle de la brique picarde, au sortir de la Première Guerre mondiale, ce matériau de construction s'est fait rare. Alors, la maison laisse apparaître un parement blanc. Les moules à briques d'une fabrique de Noyon ont été utilisés mais il s'agit en fait d'un ornement essentiellement constitué à partir du sable de la verrerie. D'où sa couleur blanche qui fait penser à de la pierre mais aussi sa porosité et sa friabilité.
Trois ans plus tard, c'est donc dans une élégante habitation que s'installe un dirigeant de Saint-Gobain verres. M. Staub et son épouse ont dix enfants. La maison compte un nombre conséquent de chambres, de façon à ce que les parents et leur progéniture disposent chacun d'un espace propre.

Garder l'esprit familial

Une autre famille nombreuse occupera logiquement les lieux quelques années plus tard. « Les Lemoine avaient sept ou huit enfants », raconte Vincent Lequeux qui s'est installé là, il y a plus de 20 ans, avec son épouse Véronique pour ouvrir un hôtel-restaurant à l'enseigne de La Toque Blanche.
« La maison avait été reprise par la société ELF-Atochem à qui nous l'avons rachetée en 1989 », se souvient le chef de cuisine. L'établissement a ouvert le 1er septembre 1990.
« Nous sommes tombés amoureux de la maison. Nos projets ont mis six mois à aboutir. » Il a fallu l'acquérir puis faire les travaux pour la transformer avant de pouvoir accueillir les premiers clients.
« Nous avons voulu garder l'esprit familial de cette maison. Les sept chambres sont toutes de style très différent mais aménagées dans un seul but : se sentir chez soi. C'est souvent ce que nous disent les Anglais » et c'est un compliment qui va droit au cœur de Vincent Lequeux qui a fait ses premières armes à la Côte 108, à Berry-au-Bac.
De Verdun à Luxembourg, en passant par Reims ou Paris, il a gravi peu à peu les échelons de l'exigeant métier de cuisinier. Ses apprentissages et perfectionnements l'ont finalement ramené sur ses terres natales axonaises et plus précisément à Chauny, où il décline avec passion les saisons dans les assiettes et, en maître de maison, cultive l'art de recevoir dans les élégantes salles du restaurant, sur les terrasses ou, à l'abri, sous la tonnelle du jardin.

www.toque-blanche.fr.Fermé du 2 au 21 août.
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/hebergements-dexception-une-maison-jardin-au-coeur-de-la-ville

mercredi 18 mai 2011

mardi 10 mai 2011