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vendredi 4 novembre 2011
vendredi 28 octobre 2011
dimanche 23 octobre 2011
vendredi 21 octobre 2011
mercredi 19 octobre 2011
mardi 18 octobre 2011
dimanche 16 octobre 2011
jeudi 13 octobre 2011
mercredi 12 octobre 2011
mercredi 5 octobre 2011
vendredi 30 septembre 2011
mercredi 28 septembre 2011
mardi 27 septembre 2011
lundi 26 septembre 2011
mercredi 21 septembre 2011
mercredi 7 septembre 2011
jeudi 25 août 2011
À Vivières, un lac dans le jardin
Christelle, mère de deux enfants, est à bout : « En dix ans, c'est la quatrième fois que je suis inondée. » Hier, l'eau a envahi la maison de cette habitante de Vivières, village en bordure de la forêt de Retz : « Nous avons près de cinquante centimètres dans toutes les pièces. Tout est foutu ! J'en veux à ceux qui gèrent la forêt, tout vient de là-bas, et aucun fossé ne détourne l'eau. »
Dans la commune, Christelle et ses voisins ne sont pas des exemples isolés. Dans la rue de l'Escadron de Gironde, un torrent s'est formé sur la route. La plupart des propriétés ont été touchées. Ensuite, dans la rue de la Vallée, en pente, le torrent est presque devenu rivière. « L'eau passait en dessous et au-dessus de la route ! » indique un riverain. Sous la pression, la chaussée s'est déformée à de nombreux endroits. Parfois, c'est même un morceau de bitume qui a été emporté. Là aussi, de nombreuses caves et garages ont été inondés. La force des eaux fut telle, qu'un mur de clôture, situé sur une propriété en bas de la rue de la Vallée, a été démoli
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/a-vivieres-un-lac-dans-le-jardin
Dans la commune, Christelle et ses voisins ne sont pas des exemples isolés. Dans la rue de l'Escadron de Gironde, un torrent s'est formé sur la route. La plupart des propriétés ont été touchées. Ensuite, dans la rue de la Vallée, en pente, le torrent est presque devenu rivière. « L'eau passait en dessous et au-dessus de la route ! » indique un riverain. Sous la pression, la chaussée s'est déformée à de nombreux endroits. Parfois, c'est même un morceau de bitume qui a été emporté. Là aussi, de nombreuses caves et garages ont été inondés. La force des eaux fut telle, qu'un mur de clôture, situé sur une propriété en bas de la rue de la Vallée, a été démoli
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/a-vivieres-un-lac-dans-le-jardin
vendredi 19 août 2011
Le domaine de Vendresse mise sur des activités ludiques
Une plate-forme de jeux construite sur un étang, un spectacle revu et corrigé, de nouveaux bâtiments… Le domaine de Vendresse new-look prépare sa réouverture au printemps 2012.
UNE année en stand-by mise à profit. Le domaine de Vendresse version new-look devrait rouvrir ses portes au grand public le printemps prochain. En figure de proue, la toute nouvelle attraction du site : une plate-forme avec jeux pour enfants installée sur pilotis sur le plus grand étang du domaine.
« Et si on pouvait marcher sur l'eau. Voilà, ce qu'on s'est dit quand on a réfléchi au projet », explique Jérôme Maquart, responsable du tourisme au sein de la communauté de communes des Crêtes préardennaises. Un projet qui devrait sortir de terre dès octobre prochain, l'objectif étant que le chantier soit livré en mai 2012*.
Les loisirs, un secteur sur lequel entendent miser les organisateurs pour augmenter la fréquentation du site jusqu'alors en berne. En effet, en 2003, date de son ouverture, le domaine de Vendresse attirait 18.000 visiteurs annuels. Sept ans plus tard, date de sa fermeture au grand public, on ne comptait plus que 10.000 visiteurs, dont un quart de scolaires venus profiter de la biodiversité liée aux étangs et à la pisciculture. D'où une fermeture** salvatrice afin de réfléchir aux nouvelles orientations à donner au site.
Un domaine qui compte de nombreux atouts : quatre hectares, des esturgeons et truites, des aquariums, six étangs et bassins propices à la pêche et la détente, un haut-fourneau et sa halle à charbon, un doublon exceptionnellement rare mis en valeur par une vidéo projetée et un spectacle autour de la métallurgie. Mais le succès n'était plus au rendez-vous : « La culture ne suffit plus, c'est certain. Donc, on propose un produit de loisirs de qualité et sécurisé. D'un autre côté, on se dit que les gens qui viennent avec leurs enfants pourront visiter le site, assister aux spectacles aussi ».
Les Crêtes ont donc décidé de revisiter le spectacle sur le haut-fourneau. Le spectateur pourra compter sur quarante minutes d'un « spectacle-parcours » : « Le souci, c'est que le spectacle ne durait que vingt minutes. Après, les gens ne savaient plus quoi faire. On travaille avec une agence de scénographie venant de Paris pour utiliser tous les endroits qui n'étaient pas encore mis en valeur. On va rentrer dans le détail : les hommes, les matières premières, des pièces de fonte de l'époque, mais aussi actuelles ».
Un triangle touristique
Jeux pour enfants, spectacles, visites de la halle et du haut-fourneau, détente au bord des étangs… autant de bonnes raisons de rester sur le site une bonne demi-journée au lieu des une ou deux heures actuellement. D'autant que le site bénéficiera de nouveaux bâtiments dédiés à l'accueil du public. Un accueil et une billetterie ainsi qu'une boutique devraient voir le jour. Autre changement : l'entrée sera payante pour tous quelle que soit l'activité, entre 8 et 10 euros par personnes. Mais un système d'abonnement pourrait être instauré notamment pour les pêcheurs.
De quoi proposer « un produit touristique consistant » qui pourra rivaliser avec deux autres pôles touristiques : La Cassine et le futur complexe des Poursaudes, racheté par un privé. Un triangle touristique sur lequel comptent les Crêtes pour rendre son territoire, coincé entre Charleville et Reims, attractif.
Manessa TERRIEN
* Un appel d'offres sera lancé fin août pour l'ensemble des travaux à effectuer sur le site, mais également la scénographie.
** Le site est resté néanmoins ouvert cette année pour les pêcheurs et les scolaires.
700.000 euros de travaux
La communauté de communes des crêtes préardennaises, gérant le domaine, entend faire subventionner entre 70 à 80 % ce montant par le conseil général et la Région, les fonds européens du Leader et du Feader. Les dossiers ont été constitués et envoyés, reste à attendre les réponses.
http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/le-domaine-de-vendresse-mise-sur-des-activites-ludiques
mercredi 17 août 2011
Visiter le canton en attelage
En Thiérache, le cheval occupe une place privilégiée. Une boucle de randonnée, dédiée aux attelages de loisirs, vient d'être testée dans le pays des Portes de la Thiérache, sous l'égide de membres de l'association des attelages de l'Aisne, (AAA), présidée par Yves Hulin,
Patrick Ketele, de Guise et Sylvain Élie, de Marly-Gomont, ont organisé une balade de deux jours, sous les conseils du maire de Vincy-Reuil-et-Magny, Edmond Van Ruymbeke.
À l'heure où le canton de Rozoy-sur-Serre est en période de réflexion sur son développement touristique, notamment à Parfondeval, l'un des plus beaux villages de France, il était intéressant d'étudier la faisabilité de parcours, alliant le côté sportif et l'attrait culturel.
Sur une soixantaine de kilomètres, en deux boucles, les meneurs et leurs passagers ont découvert de magnifiques points de vue, au fil de chemins bocagers typiques et de villages ou hameaux pittoresques.
Les chevaux de races différentes, de chaque côté du timon, équipés d'harnachement sans collier, tiraient des voitures, formant une longue file, sur de petites routes et chemins de randonnée. Venus de l'Aisne et des Ardennes, les participants ont pu faire la découverte de richesses, des paysages bien verts et des parcelles du patrimoine, églises fortifiées, maisons à colombages aux murs de torchis, pigeonniers porches, lavoirs…
Les points d'orgue ont été les communes d'Archon, Cuiry-lès-Iviers, Morgny-en-Thiérache, le samedi, durant huit heures. Chéry-lès-Rozoy, Rozoy-sur-Serre, Rouvroy-sur-Serre… et, bien sûr, Parfondeval, village qui leur a réservé un accueil chaleureux lors de la halte sur la place engazonnée, le dimanche, pour une balade au rythme des pas des chevaux, pendant trois heures et demie.
Des aspects ont retenu l'intérêt de certains participants « promettant de revenir » pour des visites plus marquées sur le plan culturel et guidées par des habitants afin de nourrir les sites de nouvelles et savoureuses anecdotes, sur le passé de cette parcelle de Thiérache et les secrets de son patrimoine.
Pour tous, cette randonnée restera « une excellente sortie à conseiller absolument », « un bon souvenir de cette superbe région de France qui mériterait d'être mieux connue et reconnue », « un plaisir et une fierté pour les organisateurs et les meneurs d'avoir réussi cette belle aventure ».
http://www.lunion.presse.fr/article/culture-et-loisirs/visiter-le-canton-en-attelage
Patrick Ketele, de Guise et Sylvain Élie, de Marly-Gomont, ont organisé une balade de deux jours, sous les conseils du maire de Vincy-Reuil-et-Magny, Edmond Van Ruymbeke.
À l'heure où le canton de Rozoy-sur-Serre est en période de réflexion sur son développement touristique, notamment à Parfondeval, l'un des plus beaux villages de France, il était intéressant d'étudier la faisabilité de parcours, alliant le côté sportif et l'attrait culturel.
Sur une soixantaine de kilomètres, en deux boucles, les meneurs et leurs passagers ont découvert de magnifiques points de vue, au fil de chemins bocagers typiques et de villages ou hameaux pittoresques.
Les chevaux de races différentes, de chaque côté du timon, équipés d'harnachement sans collier, tiraient des voitures, formant une longue file, sur de petites routes et chemins de randonnée. Venus de l'Aisne et des Ardennes, les participants ont pu faire la découverte de richesses, des paysages bien verts et des parcelles du patrimoine, églises fortifiées, maisons à colombages aux murs de torchis, pigeonniers porches, lavoirs…
Les points d'orgue ont été les communes d'Archon, Cuiry-lès-Iviers, Morgny-en-Thiérache, le samedi, durant huit heures. Chéry-lès-Rozoy, Rozoy-sur-Serre, Rouvroy-sur-Serre… et, bien sûr, Parfondeval, village qui leur a réservé un accueil chaleureux lors de la halte sur la place engazonnée, le dimanche, pour une balade au rythme des pas des chevaux, pendant trois heures et demie.
Des aspects ont retenu l'intérêt de certains participants « promettant de revenir » pour des visites plus marquées sur le plan culturel et guidées par des habitants afin de nourrir les sites de nouvelles et savoureuses anecdotes, sur le passé de cette parcelle de Thiérache et les secrets de son patrimoine.
Pour tous, cette randonnée restera « une excellente sortie à conseiller absolument », « un bon souvenir de cette superbe région de France qui mériterait d'être mieux connue et reconnue », « un plaisir et une fierté pour les organisateurs et les meneurs d'avoir réussi cette belle aventure ».
http://www.lunion.presse.fr/article/culture-et-loisirs/visiter-le-canton-en-attelage
mardi 16 août 2011
A la recherche de l'abbaye perdue de Longpont
Longpont (Aisne) Aujourd'hui, si l'on excepte l'ancien bâtiment des convers transformé en palais abbatial au XVIIIe et qui sert de salles de mariages et de réceptions, on se promène dans un champ de ruines. Des ruines mais des ruines superbes !
Ce qui reste des colonnes de pierre valent toutes les colonnes Buren du monde. Surtout quand on a comme guide le propriétaire des lieux, le comte Anne-Pierre de Montesquiou.
« Les Talibans de l'époque »
Les Montesquiou ! Une vieille famille de l'histoire de France, originaire du Gers, qui compte parmi ses membres un certain nombre de célébrités dont le fameux d'Artagnan. Plus proche de nous, on connait Robert de Montesquiou immortalisé par Proust sous les traits du baron de Charlus. Marlon Brando faillit camper ce personnage de la Recherche du temps perdu. Finalement c'est Alain Delon qui a prêté ses traits à Charlus. Il paraît que Robert de Montesquiou apprécia fort peu le portrait que fit de lui Proust.
Anne-Pierre nous raconte qu'une de ses tantes vit Robert jeter les lettres de Marcel dans le feu de sa cheminée avec en guise d' oraison: « Ce petit salaud ! ». Mais ne perdons pas de vue notre promenade dans le temps. Toujours à même le sol, notre guide nous montre la clef de la croisée du transept qui culminait jadis à 30 mètres de haut et qui se retrouve échouée là comme une météorite tombée du ciel.
Un combat de Sisyphe
Il a fallu toute la fureur de l'époque pour mettre à bas ce solide édifice qui avait résisté tant bien que mal aux ans. Anne-Pierre de Montesquiou ne s'embarrasse pas de nuances quand il parle des Révolutionnaires qui ont détruit l'abbaye : « les Talibans de l'époque! »
Ce qui n'est pas entièrement faux bien sûr, encore que si l'on refaisait l'Histoire, on s'apercevrait que ce ne sont pas les seuls vandales à s'être attaqués à l'abbaye ! Bien avant les Révolutionnaires, les Anglais (1356) ont saccagé l'édifice, suivis des Bourguignons (1414) et enfin des Protestants (1568). Après des restaurations au XVII et XVIIIe siècles, un incendie détruit en 1724 une partie des bâtiments.
Suit la Révolution.
L'abbaye est vendue le 23 avril 1793 comme bien national. Si les bâtiments du monastère ont été conservés, il n'en va pas de même de l'église abbatiale. Cloches et plombs des vitraux fondus pour faire des balles, édifice lui-même exploité comme une vulgaire carrière de pierre par des entrepreneurs ! On pourrait ajouter les séquelles de la guerre de 1914. Les combats de juillet 1918 ont détruit la dernière travée de voûte centrale au-dessus de la rosace ainsi que les restes du pignon sud du transept (on peut voir dans l'abbaye une photo saisissante prise le 12 juillet 1918). En 1804, le Comte de Montesquiou, l'ancêtre de notre guide, achète l'abbaye et met fin au commerce de pierres. Depuis, dans la famille de Montesquiou on n'a eu de cesse de restaurer ce qui pouvait l'être. Un travail de Sisyphe où les ennemis ne sont plus les révolutionnaires mais le temps qu'il fait, les herbes, les mousses, les lichens.
Un combat perdu d'avance, comme était perdu d'avance le désir de ces moines d'édifier une Cité de Dieu sur terre. Mais un combat nécessaire, ne serait-ce que parce qu'il permet aux visiteurs de faire un superbe voyage à la recherche du temps perdu, avec un petit cousin de Charlus...http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/a-la-recherche-de-labbaye-perdue-de-longpont
Ce qui reste des colonnes de pierre valent toutes les colonnes Buren du monde. Surtout quand on a comme guide le propriétaire des lieux, le comte Anne-Pierre de Montesquiou.
« Les Talibans de l'époque »
Les Montesquiou ! Une vieille famille de l'histoire de France, originaire du Gers, qui compte parmi ses membres un certain nombre de célébrités dont le fameux d'Artagnan. Plus proche de nous, on connait Robert de Montesquiou immortalisé par Proust sous les traits du baron de Charlus. Marlon Brando faillit camper ce personnage de la Recherche du temps perdu. Finalement c'est Alain Delon qui a prêté ses traits à Charlus. Il paraît que Robert de Montesquiou apprécia fort peu le portrait que fit de lui Proust.
Anne-Pierre nous raconte qu'une de ses tantes vit Robert jeter les lettres de Marcel dans le feu de sa cheminée avec en guise d' oraison: « Ce petit salaud ! ». Mais ne perdons pas de vue notre promenade dans le temps. Toujours à même le sol, notre guide nous montre la clef de la croisée du transept qui culminait jadis à 30 mètres de haut et qui se retrouve échouée là comme une météorite tombée du ciel.
Un combat de Sisyphe
Il a fallu toute la fureur de l'époque pour mettre à bas ce solide édifice qui avait résisté tant bien que mal aux ans. Anne-Pierre de Montesquiou ne s'embarrasse pas de nuances quand il parle des Révolutionnaires qui ont détruit l'abbaye : « les Talibans de l'époque! »
Ce qui n'est pas entièrement faux bien sûr, encore que si l'on refaisait l'Histoire, on s'apercevrait que ce ne sont pas les seuls vandales à s'être attaqués à l'abbaye ! Bien avant les Révolutionnaires, les Anglais (1356) ont saccagé l'édifice, suivis des Bourguignons (1414) et enfin des Protestants (1568). Après des restaurations au XVII et XVIIIe siècles, un incendie détruit en 1724 une partie des bâtiments.
Suit la Révolution.
L'abbaye est vendue le 23 avril 1793 comme bien national. Si les bâtiments du monastère ont été conservés, il n'en va pas de même de l'église abbatiale. Cloches et plombs des vitraux fondus pour faire des balles, édifice lui-même exploité comme une vulgaire carrière de pierre par des entrepreneurs ! On pourrait ajouter les séquelles de la guerre de 1914. Les combats de juillet 1918 ont détruit la dernière travée de voûte centrale au-dessus de la rosace ainsi que les restes du pignon sud du transept (on peut voir dans l'abbaye une photo saisissante prise le 12 juillet 1918). En 1804, le Comte de Montesquiou, l'ancêtre de notre guide, achète l'abbaye et met fin au commerce de pierres. Depuis, dans la famille de Montesquiou on n'a eu de cesse de restaurer ce qui pouvait l'être. Un travail de Sisyphe où les ennemis ne sont plus les révolutionnaires mais le temps qu'il fait, les herbes, les mousses, les lichens.
Un combat perdu d'avance, comme était perdu d'avance le désir de ces moines d'édifier une Cité de Dieu sur terre. Mais un combat nécessaire, ne serait-ce que parce qu'il permet aux visiteurs de faire un superbe voyage à la recherche du temps perdu, avec un petit cousin de Charlus...http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/a-la-recherche-de-labbaye-perdue-de-longpont
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